Les Dragons,
Le dragon a avant tout, dans le monde entier, une connotation plutôt négative, voir démoniaque. Il est un puissant combattant, l’adversaire ultime qu’il faut réussir à vaincre pour pouvoir atteindre le trésor. Ce trésor peut être purement matériel comme symbolique. Il représente spirituellement l’acquisition de la sagesse et de l’immortalité après avoir terrassé le mal. En alchimie, ce trésor sera l’immortalité par la découverte de la Pierre Philosophale, le dragon étant le souffre et le mercure développés alchimiquement dans leur première phase. Ou bien ce trésor peut être l’amour ou encore la pureté, représenté par une belle jeune vierge. (Bien que ceci soit à nouveau une image alchimique.)
Voilà pourquoi le dragon garde toujours un trésor et une princesse.
Dans la religion chrétienne, le dragon sera le serpent qui tente Eve et lui fait commettre le péché originel. Il représente le péché, la faute, les penchants qu’il faut maîtriser, tout comme le fait l’Archange Saint Michel. Il est donc en nous.
Le dragon est le symbole de l’empereur, il représente la puissance qui dirige. Il en est ainsi des celtes jusqu’aux chinois. Il représente l’autorité, celui qui gouverne, qui est au dessus. La perle qu’il aura alors dans la gueule représente le verbe créateur ou la parole de celui qui gouverne ; dans tous les cas, la parole que l’on ne peut ni ne doit contredire.
Il possède le pouvoir du feu et des éclairs. Qu’on le craigne ou non, on ne peut pas enlever au dragon sa majesté et sa puissance.
Le dragon peut être aussi un sage, un ermite érudit, retranché dans son antre-bibliothèque au sommet de sa tour ou au plus profond de sa forêt. Dans tout les cas, il est le détenteur (juste gardien sauvage ou érudit lui-même) d’un magnifique trésor, qu’il soit en pièces d’or et pierres précieuses ou en immortalité, sagesse et pierre philosophale.
Pour ma part, les dragons sont mes « animaux » mythologiques et médiévaux fantastiques préférés. Qu’ils soient malveillants ou non, je les trouve magnifiques ! Ceux que je crée moi sont la puissance neutre. Leur penchant dans la balance du bien ou du mal sera dû à une pensée « supérieure », celle des hommes possédant assez de puissance psychique et spirituelle pour les contrôler.
Isis G.